le 27 novembre à 18h30 dans le programme de Strasmed Médiathèque André Malraux, le 28 novembre à 20h au Tambourin 7 bis rue d'Istanbul Strasbourg, le 2 decembre sur l'Île d'Oléron, le 6 decembre à 14h30 et à 20h00 à Dijon Théâtre des feuillants, le 10 decembre à 20h à Hayange au café culture Le Gueuloir, le 21 janvier à 14h à Bondy au cinéma avec le lycée Jean Renoir.Le 29 janvier à Toulouse avec CITÉ RÉGIONALE DES MÉMOIRES POPULAIRES ET DES IMMIGRATIONS (lieu à préciser), le 31 janvier à 20h30 à Quimperlé dans le cadre du festival de conférence gesticulées T'es toi j'te cause avec la LDH et le 2 février à 14h à la MJC de Tregunc, Le 6 février Bibliothèque Vaclav Havel à 19h 75018 Paris

Extraits de presse :

« Ce spectacle bénéficie d’une interprétation toujours savoureuse et mord allègrement, à pleines dents. » Gilles Costaz, Politis.

 «  Julie Timmerman et ses amis s’amusent avec les mots. » Armelle Héliot, le Figaro

 « C’est joyeux, magnifiquement foutraque, et véritablement enthousiasmant. Une réussite. » Jean-Luc Jeener, Le Figaroscope

 « Energie, sens du comique et de la dérision, parodie, tout cela se mêle avec bonheur (...) Un collectif énergisant de trentenaires sacrément péchus (...) Des vagues de stimuli nerveux actionnés par le rire, lui-même déclenché par l’humour et une bonne dose de culot. Rapide, précis, pas piqué des vers. » Laurence Liban, L’Express

 « Etonnant spectacle, où la drôlerie côtoie l’irrévérence et la lucidité. » Claude Kraif, revue-spectacles.com

 « C’est remarquable (...) Vous avez réussi à tirer de cette oeuvre monumentale quelque chose qui a une substance personnelle, actuelle, et c’est très bien écrit. (...) C’est un spectacle extrêmement drôle, plein d’humour (...) on ne peut pas s’empêcher de rire, même si c’est tragique. » Odette Cournot, RCJ

 

 

« Le contrôle idéologique est beaucoup plus important dans les démocraties que dans les États où la domination se fonde sur la violence, et il y est par conséquent plus raffiné et plus efficace. Pour ceux qui obstinément recherchent la liberté, il ne peut y avoir tâche plus urgente que d’arriver à comprendre les mécanismes et les méthodes de l’endoctrinement. Ce sont des choses faciles à saisir dans les sociétés totalitaires, mais elles le sont beaucoup moins dans le système du "lavage de cerveau sous régime de liberté" auquel nous sommes soumis et que nous ne servons que trop souvent comme instruments consentants ou inconscients. » Noam Chomsky. À la lecture de 1984 de George Orwell, nous avons eu le sentiment que les procédés de décervelage employés sous la dictature de Big Brother étaient aussi à l’œuvre dans nos sociétés dites « démocratiques ». Et que parmi eux, la perversion du langage - qu’Orwell stigmatise avec l’invention de la « novlangue » - était le plus puissant, le plus sournois, le plus public et le plus secret des mécanismes d’endoctrinement. Nous avons donc rêvé notre 1984, en prenant pour cible les novlangues de notre époque, celles qui cherchent à nous hypnotiser, à façonner nos représentations de la réalité ; celles qui prétendent parler à notre place, et demeurer, à en croire les communiquants de toute espèce, la seule voie possible pour dire le monde. Nous sommes au Minimot – le Ministère du Mot – là où s’écrit le dictionnaire novlangue. Tous les jours des mots disparaissent – des mots jugés dangereux, parce qu’ils désignent une réalité qu’on voudrait occulter, ou parce qu’ils sont trop explicites, trop clairs, trop vrais. Trois employés travaillent à cette entreprise de destruction : Syme, petit fonctionnaire exalté qui a pour devise « la novlangue, c’est la liberté » ; Julia, qui tout en travaillant avec zèle, prétend échapper à la contagion intellectuelle de la novlangue ; et Winston, qui tente de résister activement à cette même contagion, mais finira par en être, lui aussi, la victime. Victime du harcèlement quotidien opéré par O’Brien, figure des pouvoirs, Big Mother d’une société du « Tout va bien ». Nous reconnaissons que, vivant en démocratie, nous sommes parmi les plus favorisés de la planète. Mais nous avons si souvent le sentiment qu’il suffirait d’un petit relâchement de vigilance… C’est à la vigilance qu’invite Words Are Watching You et son univers au parfum de cabaret et de théâtre d’intervention, où la réalité gangrène peu à peu la fiction, pour nous rappeler que le pire n’est jamais très loin.

 

 

avec Stéphane Douret, Agathe L’Huillier, Florian Goezt et Julie Timmerman

 

texte et mise en scène Julie Timmerman dramaturgie Adèle Chaniolleau / assistante à la mise en scène Claire Chaineaux musique Laurent Grais / lumière Mathieu Bouillon / costumes Dominique Rocher

 

Quelques notes pour une création collective Travail de l’acteur. Dans le cadre de ce collectif de création, chaque acteur est lui-même auteur du spectacle , et doit donc faire ses recherches et engager sa réflexion. Qu’ai-je à dire, moi, acteur fait de mots, aujourd’hui, au théâtre – peut-être le dernier lieu où une parole peut véritablement être entendue ? Qu’ai-je à offrir, si ce n’est le témoignage d’une génération qui interroge son époque ? Et à quelle parole me vouer, dans le fatras des fables inventées par le Pouvoir pour me détourner de la réalité, si ce n’est à celle des poètes ? Rapports au public. Parfois, la fiction cède le pas à un rapport direct au public. Le lieu théâtre prend ainsi tout son sens originel d’assemblée citoyenne, où le public est invité à se poser par et pour lui-même les questionnements qui nous habitent. Espace. Trois chaises et une table avec des livres empilés, des brochures, des journaux et des dictionnaires, posent le décor du Minimot – le Ministère du Mot. Une cuvette de toilettes dans un angle figure le « trou de mémoire » dans lequel sont évacués les mots périmés. O’Brien, au micro, apparaît tantôt dans le dos des spectateurs, tantôt perchée sur un tabouret de cabaret, tantôt insinuée entre Winston et Julia, comme une Big Mother insaisissable et omniprésente. Costumes. Tous en jean, uniforme des temps modernes, et chemise colorée. Sous le jean, un short pour être toujours prêt pour le jogging.

 

Inspiré du roman 1984 de George Orwell (Copyright, 1949), avec l’accord de Bill Hamilton, ayant-droit littéraire sur accord de Sonia Brownell Orwell

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L'association Les petits ruisseaux a pour vocation d'accompagner, d'organiser, de promouvoir et de favoriser des projets artistiques

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