Marie Curie : Le Mauvais Genre

Spectacle

Marie Curie Le Mauvais Genre

de Gérard Noiriel

avec Nadine Berland

Mise en scène: Michel Quidu

Vidéos: collectif Daja Installation : Martine Derrier

Production Les Petits ruisseaux en collaboration avec le collectif Daja

Avec le partenariat de la CCAS et de la CGT. Le spectacle est écrit suite à une commande du 13 février 2018 de la CGT Aquitaine et à partir de leur DVD : « combattre les discriminations et gagner des droits pour les LGBT dans le monde du travail ».

Ce partenariat avec la CGT a débuté en 2017 dans toute la région Aquitaine avec la programmation de l'exposition, du spectacle : « Chocolat blues » et de nombreux débats et animations. C'est dans la continuité de cette première collaboration que nous préparons cette suite sur le thème de la lutte contre les discriminations LGBT que nous proposons dans les entreprises. Les petits Ruisseaux, le collectif DAJA et la CGT deviennent coproducteurs de la création de l'exposition et du spectacle. Nous remercions la CCAS et la Maison familiale d'Anglet pour la résidence de création du 12 au 20 mars 2018.

Ce spectacle est la suite du spectacle MarieCurie3.0. On retrouve Anina d'origine rom qui devient coursier-e en vélo pour subvenir au financement de ses études. Ses collègues décident de monter un syndicat auquel elle participe avec enthousiasme. Mais qui va pouvoir les représenter ? Celui qui se propose n'est pas tout à fait dans les normes... Avec ce nouvel épisode on aborde la question du genre et la haine LGBT(qia).

Un exposition concernant la vie de Marie Curie accompagne le spectacle, elle se compose de 5 kakemonos pour faciliter la pose et la visite.

Panneau 1 : La vie de Marie Curie

Panneau 2 : Les inventions de Marie Curie

Panneau 3 : Le scandale de 1911

Panneau 4 : La question de l'égalité entre les hommes et les femmes se pose encore aujourd'hui

Panneau 5 : La question de l'identité de genre

 
Dates passées
 
Répétitions du 26 février au 06 mars 2018 au théâtre Antoine Vitez d'Ivry-sur-Seine.
Résidence de création à la Maison familiale d'Anglet du 12 au 19 mars 2018.
Présentation du spectacle:
Le 16 mars 2018 à la Maison familiale d'Anglet
Le 17 mars 2018 au sein de l'entreprise EDF d'Anglet devant des salarié(e)s.

Le Mot de l'Auteur Gérard Noiriel

Ce nouveau spectacle est le résultat d'une collaboration entre l'association DAJA et les militants de l'UD-CGT de Gironde depuis 2017 (tournée de Chocolat blues en Aquitaine). En 1971, lorsque le Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) avait souhaité participer au défilé du 1er mai, la CGT avait refusé en disant que l'homosexualité était «une tradition étrangère à la classe ouvrière». Les choses ont bien changé aujourd'hui, puisque les syndicats sont parties prenantes des luttes contre les discriminations à l'égard des LGBT. Néanmoins, c'est un combat qui reste difficile à mener dans ses rangs. La question est d'autant plus redoutable qu'au moment du débat concernant la loi sur le « mariage pour tous », les mouvements populistes ont mis en concurrence les revendications sociales qu'ils prétendaient défendre et les revendications identitaires qu'ils combattent. L'une des questions qui se posent aux syndicatx est donc de savoir comment articuler les deux causes pour éviter qu'elles s'opposent.

Fidèles à notre démarche associative, plutôt que d'asséner des leçons de morale, nous avons mobilisé les ressources qu'offre le spectacle vivant pour favoriser un cheminement permettant au public de s'interroger sur ses préjugés en matière de genre. Les réactions souvent viscérales que suscitent les débats sur cette question prouvent qu'elle touche des ressorts profonds de notre identité. L'aborder avec le recul de l'histoire est un moyen d'éviter ces réactions passionnelles, tout en prenant en compte les arguments hostiles.

Ce projet s'inscrit dans le prolongement de notre précédent spectacle sur Marie Curie car les discriminations sexistes dont elle a souffert s'inscrivent dans une problématique plus vaste concernant le rapport masculin/féminin. Les journaux de l'époque l'ont parfois présentée comme « l'homme du jour », des portraits d'elles ont souligné sa « physionomie masculine ».

On retrouve Anina, l'héroïne de notre précédent spectacle. Étudiante en master d'histoire, elle gagne sa vie en travaillant comme « coursière à vélo ». Pour protester contre leurs conditions de travail, ses collègues veulent créer un syndicat. Mais les choses se gâtent quand arrive un militant « transgenre »...

Contact : Martine Derrier/Les Petits Ruisseaux

01 49 59 93 69 / 06 81 13 69 68

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