Rosmersholm

 

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Rosmersholm
Théâtre en projet / Henrik Ibsen Traduction d’Eloi Recoing / Julie Timmerman
Idiomécanic Théâtre

Création : 2013-2014
Public : Tout public

Dossier téléchargeable dans la rubrique "téléchargements"

Ce spectacle est soutenu par la Ligue des Droit de l'Homme  

Calendrier :

 

le 18 janvier 2014 Création ECAM, Le Kremlin-Bicêtre

 

le 24 janvier 2014 Représentation Centre Culturel Aragon-Triolet, Orly

 

du 5 au 16 février 2014 14 représentations à l'Opprimé Paris 12

 

les 20 et 21 février 2014 à 21h à l’Atelier à Spectacles, Vernouillet

 

les 6 et 7 mars 2014 à 20h30 / Fontenay en Scènes – Salle Jacques Brel,  Fontenay-sous-Bois

 

du 12 au 15 mars 2014 à 19h30 / Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine

 

Ce projet est issu de Premières Lignes-L’Echangeur artistique et a fait l’objet d’une résidence à l’Espace Cuturel Boris Vian - Les Ulis, et de lectures à l’ECAM - Le Kremlin-Bicêtre et au Théâtre de l’Aquarium - Cartoucherie. Il est coproduit par l’ECAM, où la compagnie sera en résidence toute la saison 2013-2014, par Fontenay-en- Scènes, et par L’Atelier à spectacle, la Scène conventionnée de Dreux agglomération Vernouillet 28. Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France – Ministère de la Culture et de la Communication. Avec l’aide à la production d’Arcadi – Ile-de-France. Avec le soutien du Conseil général du Valde- Marne.

 

 

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Présentation

Rosmer, ancien pasteur, et Rebekka, garde-malade de sa femme défunte, ont entrepris ensemble un travail titanesque : se libérer de tous les préjugés, de toutes les doctrines, de toutes les valeurs imposées par la religion et la morale ancestrale. Ils se préparent ainsi depuis des mois aux temps nouveaux qui s’annoncent, portés par le vent révolutionnaire qui souffle sur l’Europe en cette fin de XIXème siècle. Rebekka, élevée dans le grand Nord et la Nature sauvage, pousse Rosmer à s’émanciper de la morale familiale qui jusqu’ici l’a empêché de « devenir lui-même ». Et Rosmer initie Rebekka à l’idéalisme et aux valeurs humanistes. Mais quand la société puritaine de la petite ville apprend que Rosmersholm, bastion du conservatisme, est en train de passer à gauche, elle met tout en oeuvre pour briser cet élan. On accuse Rebekka d’avoir poussé la femme de Rosmer au suicide pour prendre sa place, et on propose des arrangements pour étouffer le scandale.
Rosmer, ébranlé par ces révélations, se met à douter d’elle et de lui. Pour opposer une « vivante réalité » à ce déchaînement de turpitudes, il la demande en mariage. Rebekka refuse, puis avoue le meurtre de Beate, gagnée par un sentiment de culpabilité nouveau pour elle. Rosmer et Rebekka préféreront finalement mourir
plutôt que de se résigner à une vie de compromis, dictée par la culpabilité et par les fantômes. Ils iront se jeter ensemble dans le torrent, comme le seul acte d’amour, libre et absolu, qu’ils puissent accomplir.

 

Ibsen pose ici la question de l'héritage, de la filiation, de la faute des pères qui rejaillit sur les fils. Et de l'effort des fils pour se libérer des ancêtres, du poids moral, religieux, social, que le passé fait peser sur eux. Johannes Rosmer est l'héritier de générations et générations de Rosmers, et nous sommes à notre tour ses héritiers. Les
questionnements de notre XXIème siècle font écho au problème idéologique qui se pose aux personnages de Rosmersholm : après la chute des idéaux, face à la  décadence d’un modèle de civilisation, ils essaient de trouver du sens en inventant de nouveaux re-pères. Rupture - et continuité : le vieux monde résiste. Car si les
libertés progressent, la Liberté individuelle, intime, est le combat quotidien de chacun. Les fantômes, qui apparaissent dans Rosmersholm sous la forme de chevaux blancs, sont toujours là qui guettent. Ibsen montre ici, plus que dans aucune pièce, les mécanismes d’écrasement de l’être qui se bat pour sa Liberté.

 

Julie Timmerman (1er octobre 2013).

 

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Distribution

avec Marc BRUNET, Dominique JAYR, Philippe RISLER, Julie TIMMERMAN, Xavier  DE GUILEBON, Marc BERMAN

Equipe artistique

Mise en scène Julie Timmerman / Dramaturgie Pauline Thimonnier / Scénographie : Clémence Kazémi / Lumière : Philippe Sazerat / Vidéo : Nelly Massera / Musique : Vincent Artaud / Costumes : Dominique Rocher / Assistante Claire Chaineaux

 

Julie Timmerman – metteur en scène (Rebekka West)
Elle débute au cinéma avec Yves Robert dans Le château de ma mère et Le bal des casse-pieds, puis au théâtre dans deux pièces de Nathalie Sarraute mises en scène par François Timmerman. Elle joue ensuite sous la direction de Jean-Claude Penchenat, Claudia Morin, Marion Mirbeau, Jean-Marc Hoolbecq... Puis elle entre à l'ERAC (Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes), où elle travaille avec Catherine Marnas, Romeo Castellucci, Alain Françon, Georges Lavaudant et Ludovic Lagarde. A sa sortie, elle tourne Touristes? Oh yes!, réalisé par Jean-Pierre Mocky, et joue au théâtre sous la direction de Jean-Louis Benoît, Gilles Bouillon, Stanislas Grassian... En 2008, elle joue dans L'Hôtel du libre-échange de Feydeau mis en scène par Alain Françon, et dans L’Ours de Tchekhov, mis en scène par Claudia Morin. Parallèlement à son parcours de comédienne, elle réalise en 2006 une fiction radiophonique, Dînette, puis fonde la compagnie Idiomécanic Théâtre avec laquelle elle met en scène Un Jeu d’enfants, de Martin Walser (2008), Words are watching you, qu’elle écrit d’après 1984 de G.Orwell
(2009 à 2012), et La Sorcière, qu’elle adapte de Michelet (2013). Elle joue également dans les deux derniers spectacles cités. Par ailleurs, elle intervient pour la cinquième année consécutive au Lycée de l’Essouriau aux Ulis (atelier théâtre option facultative) et mène un atelier pour adultes au Centre Culturel Aragon-Triolet d’Orly.

 


Xavier de Guillebon (Johannes Rosmer)
Il a été formé à l'école du Théâtre National de Strasbourg. Au théâtre, dernièrement il joue dans La Tempête de Shakespeare, dans une mise en scène de Philippe Awat, et également sous la direction de Catherine Anne dans Pièce Africaine, Le Bonheur du Vent et Le Temps Turbulent, de Ludovic Lagarde dans Ivanov, Platonov et Le Petit Monde de Georges Courteline, de Jeanne Champagne dans Le Bachelier, Jérôme Patureau à la Recherche d'une Positon Sociale, de Philippe Crubezy dans Moloch, de François Rancillac dans Georges Dandin, mais encore auprès des metteurs en scène Louis-Guy Paquette, de Thierry Roisin, Eric Vigner, Jean-Claude Fall, Francine Landrain, Brigitte Jacques, Jean-Claude Penchenat et Jacques Lasalle. Au cinéma, il travaille avec François Dupeyron, Anne Le Ny, Roger Michell, Jacques Maillot, Stéhane Kazandjian, Denis Dercourt, Jacques Fieschi, Philipe Le Guay, Jeau-Paul Rappeneau, Cédric
Klapisch, Agnés Jaoui, et à la télévision avec Christian Faure, Pierre Aknine, Fabrice Cazeneuve, Robin Davis, Maurice Failevic.

 


Marc Brunet (Kroll)
Il commence sa carrière de comédien au début des années 80 au Théâtre de l’Épée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes avec Antonio Diaz Florian. Il jouera par la suite dans plus d’une trentaine de spectacles avec des metteurs en scène tels que Pierre Santini, Antonio Arena, Patrick Pelloquet, Claudia Morin, François Bourcier, Christian Bujeau, Yann Reuzeau…. Il adapte, met en scène et interprète Nuit gravement au salut et Fenêtre sur Jungle d’Henri-Frédéric Blanc et Les lois de la gravité de Jean Teulé. Il participe à de très nombreux films au cinéma et à la télévision avec des réalisateurs tels qu’Alain Corneau, Josiane Balasko, Claude Gorreta, Tony Gatlif, François Dupeyron, Philippe Harel, Nadine Trintignant, Arthur Joffé, Christine Carrière, Raphaël Jacoulot, Christophe Ruggia.

 

 


Marc Berman (Ulrik Brendel)
Il fait partie de la troupe fondatrice du Théâtre du Campagnol. Il travaille ensuite avec de nombreux metteurs en scène comme François Rancillac, Jacques Nichet, Matthias Langhoff, Joël Jouanneau, Stuart Seide... Plus récemment, il joue dans La Métamorphose sous la direction de Sylvain Maurice et dans Le ministre japonais du commerce extérieur mis en scène par S. Valensi. Il participe également à plus de cinquante films à la télévision et au cinéma sous la direction d’Ariane Mnouchkine, Ettore Scola, Claude Lelouch, Andrzej Zulawski, Marco Ferreri, Cédric Klapisch, Patrice Leconte, Nicole Garcia, Mathieu Kassovitz... Dernièrement, il apparaît dans les films de S. Collardey, Les hommes et de Ch. Carion, Farewell.

 

 

 


Dominique Jayr (Madame Helseth)
Formée à la Rue Blanche, elle a été membre du "Théâtre des 50" et a fait partie de l’Atelier permanent dirigé par Andréas Voutsinas. Elle participe à la décentralisation chez Hubert Gignoux (CDO), René Laforgue (Comédie de Provence), Jean Dasté (Comédie de St Etienne). Elle entre ensuite au Théâtre de la Ville où elle joue sous la direction de Jean Mercure, Serge Peyrat, Jacques Fabri, Dario Fo, et Jorge Lavelli. Elle rencontre François Rancillac avec lequel elle fait plusieurs spectacles, ainsi qu’avec Sophie Renaud, Stella Serfati, ou encore Philippe Ferrand. A la télévision elle joue sous la direction de Stellio Lorenzi, Claude Barma, Claude Daguerre, Marcel Bluval, Guy Lessertisseur ; et au cinéma avec Jean Eustache, Didier Kaminka, Jean Marboeuf, Paul Vecchiali, Muntz et Bitton.

 

 


Philippe Risler (Peder Mortensgaard)
Après avoir suivi l’école professionnelle du conservatoire de Rennes, il entre à l’école de la Rue Blanche dont il sort en 1985. Il y rencontre Stuart Seide (Les trois soeurs d’A. Tchekov) et J.C. Grinewald (Cabaret de quat’sous d’aprés B.Brecht). Il reprend ensuite son parcours professionnel en Bretagne et dans le grand Ouest avec Bernard Lotti (Théâtre de l’instant à Brest), Arlette Tephany (CDN de Limoges) et Patrick Pelloquet (Théâtre Régional des Pays de Loire). Parallèlement à ce parcours classique, il se forme au Clown et au jeu masqué qui l’amènent à travailler quelques temps avec les Achille Tonic (Cabaret Citrouille) et pendant plus de 15 ans dans diverses mises en scène de Mario Gonzalez (dont le dernier Dom Juan Impuni dans lequel il interprète Dom Juan). Il joue également dans le théâtre privé (Un sujet de roman avec Michel Aumont) et à la télévision dans diverses séries dont P.J.
Dernièrement, il a joué sous la direction d’Alain Gautré avec Jean-Pierre Daroussin dans La chapelle en Brie, et avec la Cie du Loup Blanc dans Long voyage vers la nuit d’Eugène O’Neill et Embrasser les ombres de Lars Noren. Depuis 2003, il s’est formé au Théâtre de l’Opprimé grâce auquel, à côté de sa carrière au théâtre, il participe à diverses luttes (contre le sexisme avec le MPF 93, le harcèlement moral au travail et le changement climatique avec la Cie NAJE).


Clémence Kazémi - scénographe
Après des études en Arts du Spectacle à l’Université de Nanterre, et d’Architecture à l’École de Paris La Villette, elle suit les cours du Laboratoire d’Étude du Mouvement à l’École Internationale Jacques Lecoq. Elle assiste le scénographe Bernard Michel pour les opéras De la maison des morts (2004) à l’Opéra Bastille et Boris Godunov (2006) au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, mis en scène par Klaus Mickaël Grüber, ainsi que pour Histoire d’Amour (2004), mis en scène par Jean-Philippe Lucas Rubio. Elle travaille aussi avec lui sur la réalisation d’une exposition sur Gilles Aillaud, De la peinture à la Scénographie, au musée Monte Martini à Rome (2005) et sur la réalisation du pavillon d’honneur de la Francophonie au Salon du Livre (2006). Puis elle travaille avec Lucio Fanti pour les scénographies du Couronnement de Poppée (2005) à l’Opéra de Lyon, du Mendiant ou la mort de Zand (2007) au Théâtre National de Strasbourg, de La Pierre (2009) au Théâtre national de Dijon, de L’Homme inutile ou la conspiration des sentiments (2011), pièces mises en scène par Bernard Sobel. Elle travaille encore avec Lucio Fanti pour la scénographie de Viol (2005) au théâtre de l’Odéon mis en scène par Luc Bondy et de La Marquise d’O (2006) à la Maison de la Culture d’Amiens, mis en scène par Lucas Hemleb. En 2003, elle scénographie La Marelle de l’oubli, mis en scène par Cristel Alvès-Meira. En 2009, elle signe les scénographies de Rose très belle, de la compagnie Diabolus in Musica, et de L’Opéra de Quat’sous, mis en scène par Frédéric Fachena, et en 2010, de Une nuit en Palabre (2010) mis en scène par D’ de Kabal et Hassane Kouyaté. A partir de 2008, elle rejoint la compagnie T.O.C. dont elle signe les scénographies de Turandot ou le congrès des blanchisseurs (2008), Le Théâtre Merz (2008) et Le Précepteur (2011). Elle fait des interventions auprès des élèves de l’Ecole Boulle, du Lycée Auguste Renoir d’Asnières pour les classes de Terminale en option théâtre, et dirige un workshop de scénographie et costume pour l’École Supérieure d’Art Moderne de Paris, ESAM design.


Pauline Thimonnier – dramaturge
Dramaturge et adaptatrice, Pauline Thimonnier a étudié la dramaturgie à l’Ecole Nationale Supérieure du Théâtre National de Strasbourg (2005-2008). Elle poursuit actuellement un doctorat en Etudes Théâtrales à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle. Chargée de cours, elle enseigne à l’Université Paris 7-Diderot (2009-2011) et à l’université Paris 3-Sorbonne Nouvelle depuis 2009. Explorant la dramaturgie sous toutes ses formes, elle collabore avec des metteurs en scène (Yves Beaunesne, Benoît Bradel, Guillaume Dujardin, Nicolas Bigards, Laurence Andreini, la Compagnie Zusvex), des marionnettistes (Yeung Faï, Giorgio Pupella et Joëlle Nogues) et assiste une création d’opéra auprès d’Olivier Desbordes. Partenaire de France Culture, le média radiophonique vient s’ajouter à ses chantiers dramaturgiques.


Philippe Sazerat – lumière
Après une formation de comédien à la classe libre du cours Florent, il joue au théâtre pour J.L. Boutté, P.Kerbrat, G. Lavelli, J. Le Poulain à la Comédie Française, R. Blin au théâtre de l’Odéon, R. Acquaviva, R. Barré, M.C. Valène, B. Avron; et au cinéma pour E. Molinaro et P. Vinour. Dans le même temps, il crée les lumières des spectacles du Déborah Alison Ballet, et travaille avec F. Gerbaulet, par lequel il rencontre C. Dasté, qu’il suit dans l’aventure du Théâtre des Quartiers d’Ivry comme créateur-lumière et régisseur général sur sept spectacles. Il y assure aussi la mise en scène de La Grammaire d’E. Labiche et Mère Fontaine de L. Roth. Depuis 1985, il crée la lumière au théâtre avec des metteurs en scène comme D. Berlioux, J. Balasko, F. Kergourlay, C.
Merlin, Y. Collet, F. Andrei, M. Lopez, J.P. Malignon, H. Saint-Macary, N. Vadori, G. Malabat, C. Morin, V. Bellegarde, L. Wurmser… En variété, il crée les lumières de B. Fontaine, Orlika…. Il réalise aussi les éclairages de plusieurs expositions au Centre G. Pompidou, au Musée Rodin, au Musée des Invalides... Depuis 1992, P.Prost, architecte, fait appel à lui pour la mise en lumière d’ouvrages historiques restaurés comme la Citadelle de Belle-Ile-en-Mer, le Musée de la Marine de Loire de Châteauneuf… Il improvise depuis 1991 la lumière sur le spectacle Improvizafond.


Nelly Massera – vidéo
Elle a étudié les arts visuels, l'histoire et la philosophie des arts à l'université et à l'école des arts décoratifs de Strasbourg, à la Winchester School of Art et à l'université de Paris I - Sorbonne. Elle a été invitée en résidence d'artiste et pour exposer en France, Angleterre, Pologne, Lettonie, Inde, Québec, UAE (Dubai), États-Unis. Elle a été commissaire associée de plusieurs expositions en zone rurbaine. Elle développe des installations où se rencontrent vidéo, images, dessin et objet. Ses recherches s'élaborent en connexion avec un contexte social, culturel et géographique particulier et questionnent l'écart, le trouble qui existe entre ces réalités et les mythologies, traditions et rêves nocturnes. Le spectateur est voué à un entre-deux, une déambulation où sa part d'expérience des formes et du sens reste à construire. Pour le théâtre, elle élabore des dispositifs vidéo en interaction avec le jeu des comédiens. Elle mène des ateliers en milieu scolaire, carcéral et en écoles d'art.


Vincent Artaud – musique
Il sort en 2006 un disque, Artaud, pour lequel il est nommé aux Victoires du Jazz. Il réalise de nombreux compositions et arrangements pour les albums La tour invisible, Artero Brel de Patrick Artero, No sport de Rodolphe Burger, A l'ombre du saule pleureur de Diego Imbert, Dum-Dum, commandé par le label B-Flat, La gueule du Cougouar de Xavier Plumas, Around Robert Wyatt pour l'Onj de Daniel Yvinek, Le professeur Félix du groupe Dum-Dum, The intruder d'olivier Temime. Il commence en 2001 à écrire pour le théâtre, grâce à une collaboration fidèle avec le metteur en scène Paul Desveaux. Il réalise ainsi la musique de L’Eveil du printemps, Richard II, Vraie blonde et autres, Les Brigands, L’Orage, Maintenant ils peuvent venir, Pollock, et La Cerisaie.Il compose également la musique de Juste un cygne, de Céline Lefèvre. Il se met à écrire pour la danse : Bale de rua (TS prod), Romeos et Juliettes, du chorégraphe Sébastien Le François. Au cinéma, il écrit en 1999 la musique du film La Rampe de Santiago Otheguy, puis réalise l’orchestration de la musique du film Qui perd gagne, de Laurent Beneguy. Il reçoit le prix de la musique au Festival de Clermont-Ferrand et le Prix de la meilleure musique aux Lutins du court-métrage pour L’Homme sans tête, réalisé par Juan Solanas. En 2007, il compose pour Por sus propios ojos, réalisation Liliana Paolinelli, et pour La Leon,
réalisation Santiago Otheguy.


Dominique Rocher – costume
Elle travaille pendant quatorze ans avec Jean-Claude Penchenat sur toutes les créations du Théâtre du Campagnol. Elle a été l’assistante-costumière de Françoise Tournafond, Gyslaine Ducerf, David Bélugou et Steen Albro pour les spectacles du Campagnol, et Sabine Siegwald pour Athalia et La Folle de Chaillot de François Rancillac. Depuis 2003 elle travaille régulièrement avec Adel Akim au Théâtre des Quartiers d’Ivry, Philipe Awat, Florence Huige et Hélène Philipe.


Claire Chaineaux – assistante
Docteur ès Lettres, spécialiste de l’histoire du théâtre du 17ème siècle, Claire Chaineaux s’est également tournée vers sa pratique ; elle prend des cours de comédie et multiplie les assistanats à la mise en scène. C’est l’occasion d’aborder des théâtres différents – baroque, absurde, jeune public – faisant intervenir d’autres formes artistiques comme la danse ou la musique. Elle a ainsi pu assister Anne Bourgeois à plusieurs reprises (Festival Roland Dubillard au Théâtre du Rond-Point, 2004), participer au festival de théâtre baroque à Paris (Eclats baroques, 2007), ou encore diriger une lecture à la Comédie Française ( Les
Visionnaires, J. Desmarets de Saint Sorlin, 2006). Claire Chaineaux continue régulièrement de se former à l’écriture dramatique, à la dramaturgie des textes contemporains ou encore à la technique de jeu de Jacques Lecoq. Outre son activité de metteur en scène, elle mène plusieurs ateliers théâtre.

 

Note de mise en scène

Nous mettrons en jeu cette question de la filiation, ce dialogue entre les siècles. Les costumes sont du XIXème, mais le décor est moderne, avec des éléments scéniques très contemporains. Un mur de portraits d’ancêtres, et un studio-photo high-tech avec son imprimante géante, comme une bête qui vomit des images. Des tombeaux en guise de canapé, table, fauteuil, et des monceaux de livres. Des plantes grimpantes, une explosion de fleurs, un Jardin d’Eden retrouvé, tentent de prendre le pouvoir. Mais les regards des ancêtres, les Big Brother de Rosmersholm, regagnent peu à peu du terrain, chassant du Paradis ces nouveaux Adam et Eve.


Sous l’extrême tenue de la diction et des corps pris dans les corsets et les cols durs, de la lave en ébullition. La cabine photo est le réduit intime, le grenier dissimulé dans un recoin de l’inconscient, où l’on se réfugie, où l’on laisse s’exprimer les pulsions interdites, où l’on cherche son moi en multipliant les autoportraits. Autoportraits photographiés ou masques, pour se découvrir ou se cacher. Masques animaux pour les ancêtres qui sortiront des portraits ; masques Anonymous pour Rebekka et Rosmer qui cherchent leur révolte ; masques de chevaux pour tous, pris d’un délire panique. L’espace mental qui est représenté sur scène est doublé de l’espace fantastique des chevaux blancs, qui apparaissent dans des projections vidéo. Regards en abîme : le personnage
et le spectateur regardent le cheval, qui les regarde à son tour, questionnant, obsédant, fascinant, à la fois messager des morts et appel à la vie. Une musique organique accompagne ces apparitions. Elle est interrompue, castrée, par l’orgue d’église qui vient remettre de l’ordre et de la discipline dans le chaos.
Et lorsque tout sera fini pour Rosmer et Rebekka, emportés dans un dernier galop, seule restera debout, intacte et ordonnée, la maison des Rosmer.


Durée estimée : 2h20.

 

 

Présentation de l'auteur

Henrik Ibsen (1828-1906)

 

 « Se réaliser soi-même, c’est là, je pense, le plus haut auquel un homme puisse atteindre. »


Henrik Ibsen est le fils d’un riche homme d’affaires, patron d’une entreprise de distillerie qui fait faillite et plonge la famille dans de grandes difficultés financières.

En 1844, le jeune Henrik part travailler comme garçon apothicaire. La révolution de 1848 en France le marque profondément, et il commence à s’intéresser au socialisme.

En 1850, il est journaliste indépendant, commence à publier quelques poèmes, et enseigne à l’Ecole du dimanche des Associations ouvrières. Il prend également part à de nombreux meetings et manifestations d’ouvriers et d’étudiants. Il s’intéresse particulièrement à un passé médiéval riche mais oublié de ses compatriotes, à la suite des siècles de domination danoise. Il fonde notamment un journal, Andhrimner, d’après le nom du cuisinier des dieux dans le Valhalla.

En 1851, il est engagé comme assistant metteur en scène et auteur en titre au Norske Theater de Bergen, premier théâtre en langue norvégienne, où il monte plus d’une centaine de pièces. Parmi elles, de nombreux vaudevilles et comédies de Scribe, dont il admire les rouages de la « pièce bien faite ». Il écrit quelques pièces qui ne remportent aucun succès, jusqu’à la création de La Fête à Solhaug en 1856. Ibsen fait à cette époque une très longue excursion à pied dans les terres afin de découvrir les chants et légendes populaires de son pays. L’année suivante, il entre au Christiania Norske Theater en tant que directeur artistique, et fonde avec Bjornson la Société norvégienne chargée de développer la diffusion de la culture nationale. Puis il entre au Christiana Theater comme conseiller artistique.

En 1864, après avoir pendant des années demandé en vain des subventions pour aller étudier à l’étranger, il part finalement en voyage à travers l’Europe, et ne reviendra vivre en Norvège que 27 ans plus tard. Scandalisé par la veulerie de ses compatriotes lors de la guerre des Duchés (la Norvège n’étant pas intervenue aux côtés du Danemark, comme elle l’avait promis, dans la guerre qui l’opposait à la Prusse), il qualifie la Norvège de pays « refermé sur lui-même, nationaliste, romantique et bigot ». Il publie deux « lesedrama » (pièces destinées à être lues) : Brand, où il incarne la conscience morale de son pays, et Peer Gynt. Il écrit ensuite un diptyque sur Julien l’Apostat, qu’il considère comme son chef d’oeuvre. A cette époque, Ibsen commence à recevoir des décorations et des distinctions, ce à quoi il sera toute sa vie très sensible.


Certaines de ses pièces, bien que remportant un grand succès en Norvège, en Europe et aux Etats-Unis, suscitent des réactions violentes : il y aborde sans concession les questions du divorce, de l’euthanasie, de la syphilis, de l’inceste, du danger représenté par la « majorité compacte ». Il est très inspiré par le philosophe ierkegaard qui, selon Régis Boyer, « exigeait de l’être humain trois choses : l’expression libre de sa subjectivité ; l’engagement sans réserve dans une cause susceptible de servir l’idéal proclamé ; et l’authenticité en actes au moins autant qu’en paroles. » Il parle d’une « vocation » pour chacun, qui refuse toute justification du « mensonge vital » que les hommes s’inventent pour ne pas affronter la réalité : « Manquer à la vérité, manquer à la liberté, manquer à soi-même, donc, c’est pécher. [Il faut] vivre sur les hauteurs, débarrassé de toutes les contingences vulgaires, de tous les mensonges. » Dans ses dernières pièces cependant, Ibsen dénoncera l’idéal absolu pris au pied de la lettre.


Il est intéressant de noter qu’on trouve parfois dans les drames d’Ibsen des échos nietzschéens, même s’il semble qu’il n’a jamais lu le philosophe allemand. Freud, qui en 1896 forgera le nom de sa nouvelle science, la Psychanalyse, dira avoir eu peur de lire Ibsen et Nietzsche, parce qu’il pressentait qu’ils avaient déjà tout dit sur la psychée humaine.


Ibsen meurt à la suite de plusieurs attaques d’apoplexie.
Ibsen a toujours été un fervent pourfendeur de l’imbécillité et de la « foule moutonnière ». Il voue une haine sans borne aux importants, aux notables, aux « respectables ». Il considère que l’homme doit s’atteler à sa mission la plus haute : réaliser ses possibilités sans complaisance - même si le personnage qui incarne le plus cette radicalité, Brand, finit par en mourir. Ibsen disait qu’il était Brand dans ses meilleurs heures, et Peer Gynt dans ses plus mauvaises. Le théâtre d’Ibsen est un théâtre du désenchantement, où l’auteur force ses personnages à affronter leur destin, tentant sans relâche d’arracher à la vie son secret.

Liste non-exhaustive de ses oeuvres : Catilina (1850), Les Prétendants à la couronne (1863), La Comédie de l’amour (1863), Brand (1866), Peer Gynt (1867), Empereur et Galiléen (1873), Les Soutiens de la société (1877), Une Maison de poupée (1879), Les Revenants (1881), Un Ennemi du peuple (1882), Le Canard sauvage (1884), Rosmersholm (1886), La Dame de la mer (1888), Hedda Gabler (1890), Solness le Contructeur (1892), Le Petit Eyolf (1894), John Gabriel Borkman (1896), Quand nous nous réveillerons d’entre les morts (1899).

 

Historique de la compagnie

La compagnie Idiomécanic Théâtre s’inscrit dans la dynamique d’un théâtre public, populaire et de recherche. Le processus de travail est fondé sur un rapport d’égalité et de complicité avec une équipe complète de création, pour un théâtre d’engagement : engagement de l’énergie créatrice de chacun, engagement auprès de publics divers, engagement d’une réflexion individuelle, engagement personnel d’un bout à l’autre du processus de production et de création.


Les créations de la compagnie posent toutes la question de l’individu en prise avec l’ordre établi :
Un Jeu d’enfants de Martin Walser (2008-2009) met en scène un fils dont les tentatives pour tuer son père, représentant de l’ordre bourgeois, sont systématiquement déjouées ;
Words are watching you, inspiré de la « novlangue » de George Orwell (2009-2012) montre trois individus sous la domination d’une Big Mother toute-puissante, qui manipule le langage et finit par avoir raison de leur résistance ;
La Sorcière, d’après Michelet (2013), est l’histoire d’une femme qui prend en charge la révolte de tous ceux que l’ordre social a bâillonnés : les misérables, les fous, les poètes ;
Rosmersholm d’Ibsen (création en 2014) est le champ de bataille d’une guerre pour l’émancipation de l’individu tenu sous la domination d’une morale aliénante.

 

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